La journée mondiale des océans

Après la journée mondiale de l’environnement, le mois de Juin rime avec nature avec chaque 8 Juin la journée mondiale des océans. Mais en quoi consiste cette journée exactement et quels sont ses objectifs et réalisations ?

Origines de sa création : l’état des océans

C’est en 1992 que le pays du Canada a proposé, au cours du Sommet de la Terre (rencontre se tenant chaque décennie) d’instaurer la journée mondiale consacrée à l’océan. Une proposition acceptée par l’ONU et qui a donc donné naissance à la journée annuelle que nous connaissons aujourd’hui.

Une journée qui prend de plus en plus d’importance quand l’on connaît l’importance que revêtent les océans pour la survie de notre planète bleue. En effet, la situation, déjà critique en 1992, n’a de cesse de s’aggraver et l’Homme doit réellement prendre conscience et entreprendre des actions concrètes pour protéger l’environnement marin qui permet la survie de la planète.

Objectifs : rappeler l’importance de l’océan

L’objectif majeur de cette journée est donc dans un premier temps de rappeler le rôle crucial des océans dans notre subsistance. En d’autres termes, il s’agit de rappeler par exemple qu’ils sont à l’origine de la plupart de l’oxygène qui nous est nécessaire et que nous respirons chaque jour. Egalement une source non-négligeable d’alimentation (de nombreux pays dépendent de la pêche économiquement) et même de médicaments (comme avec l’iode), l’océan doit donc être mis à l’honneur au moins le temps d’une journée pour y sensibiliser le grand public.

Rendre hommage aux océans, mobiliser les populations, informer sur la situation et sur les gestes à adopter…tels sont les objectifs principaux de la journée de l’océan du 8 juin.

Saviez-vous par exemple que les océans sont à l’origine de 70% de l’oxygène que nous respirons? Par ailleurs, ils absorbent plus de 2 milliard de tonnes de CO2 annuels. On a ainsi tendance à évoquer les arbres dans la problématique de l’oxygène et du dioxyde de carbone en en oubliant les océans. Pourtant, ces derniers jouent bel et bien un rôle essentiel eux aussi.

Les enjeux écologiques maritimes

La pollution marine par le plastique

Au cours de la journée de l’environnement il y a quelques jours était évoquée la problématique de la surconsommation de plastique en particulier à usage unique. La journée des océans reprend cette problématique. En effet, rappelons que chaque année ce sont 8 millions de tonnes de plastique qui se retrouvent dans les océans. Cela a pour conséquence une importance pollution de l’eau et la disparition de nombreux animaux marins qui meurent étouffés ou intoxiqués par les produits plastiques (exemple : les tortues marines ingèrent par erreurs des pailles par le nez ce qui les conduit à une agonie d’étouffement entrainant la mort). Autre conséquence : les animaux qui ne meurent pas de l’ingestion de plastique (ex: bouteilles, sacs) se retrouvent tout de même contaminés et finissent même dans nos assiettes après avoir ingéré des produits toxiques contenus dans le plastique.

Au final, la pollution maritime par le plastique que nous générons engendre bien des problèmes à la fois pour la faune, la flore mais aussi pour l’être humain en termes sanitaires.

Face à ce problème vis-à-vis du plastique, deux mesures essentielles sont à prendre en compte : recycler le plastique que nous utilisons, ne plus consommer de plastique à usage unique et même en général. Des pétitions sont en cours pour par exemple bannir les pailles en plastique qui font partie des 10 déchets les plus ramassés sur les côtes françaises.

Par ailleurs, la Commission Européenne prône l’interdiction pure et simple de nombreux objets fabriqués en plastique comme les assiettes, couverts, les pailles et bouteilles justement ainsi que les mélangeurs de cocktails et les cotons tiges. Ces derniers seront d’ailleurs suspendus du marché d’ici quelques années. Une prise de position efficace quand on sait qu’à l’horizon 2020 la France interdira également les gobelets et assiettes en plastique notamment pour qu’ils ne se retrouvent plus dans nos mers, océans, faune et flore marines. Ceci s’inscrit dans le projet de loi sur la transition énergétique.

La surpêche

Autre problématique majeure: celle de la surconsommation de poisson qui engendre une pêche excessive, vidant les océans lentement mais sûrement, de cette richesse animale que représentent les poissons. Des techniques telles que la pêche électrique (désormais interdite par le Parlement Européen il y a quelques mois) ont également causé la souffrance et la mort inutiles d’animaux marins à travers les océans. Ainsi, l’an dernier, l’accent de la journée pour les océans était mis sur cette problématique de la surpêche, néologisme ayant tristement vu son apparition dans le dictionnaire tant le phénomène est important.

L’épuisement de la faune marine est ainsi un véritable enjeu écologique à ne pas négliger. L’ONU estime en effet que près du tiers du stock de poissons étaient déjà surexploités il y a deux ans, sans tenir compte des pêches illégales ou « braconnage maritime ». Toutefois, c’est une question épineuse et politiquement tendue : la pêche emploie en effet des milliers d’individus et est nécessaire à l’économie et l’alimentation de nombreux pays en particuliers côtiers. La solution serait donc d’arriver à mettre en place une « pêche durable », réduire la consommation de poisson lorsque cela est possible et évincer le gaspillage alimentaire.

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